Mise à jour 2020

Mise à jour version 5.0

Vous trouverez ci-dessous les éléments les plus marquant de cette importante mise à jour que nous vous invitons à découvrir.

– Fiches de pharmacologie

Les fiches de pharmacologies continuent d’évoluer et de se mettre à jour année après année. La bibliographie a été revue et mise à jour dans son ensemble afin de répondre à la norme Vancouver en vigueur.

La nouvelle introduction du document que nous vous invitons à découvrir met l’accent sur des aspects sécuritaires de l’administration de médicaments. Vous retrouverez pour chaque fiche un exemple d’étiquette répondant à la norme ISO 26825 :2008 et au concept du « Tall Man Lettering ».

Afin de montrer l’éventail parfois conséquent de variétés des posologies et des traitements à disposition pour une même pathologie fonction des sources, de l’étendu des différentes délégations ambulancière suisse romande, des lieux de soins et autres spécificités locorégionales qui sont une réalité de la médecine, nous avons débuter une description des différentes posologies reconnues par des sources tel qu’UpToDate, Brevimed, SURF, Kompendium, etc.. Celles-ci sont proposées pour la connaissance générale de l’étudiant. Une posologie et un mode d’administration unique reste toutefois proposé à des fins de consensus entre les écoles d’ambulanciers romandes et ceci à des fins d’enseignement.

Un glossaire des termes fréquemment utilisés a également été développé pour les étudiants.

– Algorithmes de réanimation

En raison de la récente publication des dernières guidelines de l’AHA 2020, les algorithmes de réanimation adulte, pédiatrique et traumatique ont été adaptés en conséquence. https://cpr.heart.org/en/resuscitation-science/cpr-and-ecc-guidelines

– Algorithmes d’antalgie

Les algorithmes d’antalgie traumatique, non traumatique, adulte comme pédiatrique ont également été remis à jour avec notamment l’ajout du penthrox (méthoxyflurane) chez l’adulte et du Nexium (esoméprazol) dont les aspects pharmacologiques sont retrouvés dans les fiches y relatives.

– Algorithmes d’anaphylaxie

Les algorithmes anaphylaxie pédiatrique et adulte ont été remaniés afin de correspondre aux dernières recommandations en vigueur. La logique de l’algorithme a été repensée  en axant le processus décisionnel sur les signes et symptômes en lieu et place de la catégorisation de stade de l’anaphylaxie.

– Algorithmes Douleurs rétrosternale

Dans l’algorithme DRS, la Morphine (AHA 2018, LOE C) a été remplacée par la notion d’opiacés puisque de plus en plus de services ambulanciers ou SMUR utilisent le fentanyl dans ce cas de figure. En effet, d’autres antalgiques, tel que le fentanyl, sont utilisables et possède potentiellement moins d’effets secondaires. Le soulagement de la douleur est d’une importance capitale, non seulement pour des raisons de confort, mais parce que la douleur est associée à une activation sympathique, qui provoque une vasoconstriction et augmente la charge de travail du cœur, sa consommation en oxygène et son excitabilité.

Le fentanyl s’avère plus sûr sur le plan de la rapidité d’action et de la limitation des effets secondaires tels que la survenue de nausées, vomissements et hypotension (Weldon et al, 2015, Fleischmann et al, 2010).

– Algorithmes pédiatriques

Les algorithmes de « gestion des VAS et ventilation » de pédiatrie ainsi que l’« obstruction par un corps étranger » ont été développé.

L’état de choc pédiatrique a été totalement revu et développé pour mieux répondre à la problématique des diverses étiologies du choc en pédiatrie. Le processus décisionnel rejoint celui de l’algorithme adulte.

Les troubles respiratoires pédiatriques ont également été précisés sur le plan des tableaux cliniques évocateurs et des traitements.

– Algorithmes obstétricaux

Les algorithmes obstétricaux ont également évolué et ont été revus dont voici un explicatif détaillé des modifications.

–  Algorithme prééclampsie / éclampsie

Un antihypertenseur de la famille des alpha et bêtabloquants (Labétalol) a été ajouté dans cet algorithme. Une longue réflexion a été menée quant aux bénéfices et risques, ainsi qu’aux aspects sécuritaires par rapport à l’ajout de ce traitement. En effet, il s’agissait de traiter les situations de menace vitale ne pouvant pas attendre le démarrage d’un traitement en milieu hospitalier tout en s’assurant que les propriétés et effets secondaires ne mettent pas en danger la vie de la mère et du bébé. En effet, le principal risque étant une chute de la tension artérielle chez la mère amenant à une hypoxie fœtale, voir à son décès. De surcroît, ce traitement a également la capacité de passer la barrière placentaire et d’avoir également des effets alpha et bêtabloquant chez le fœtus. Il s’agissait également de considérer les aspects médico-légaux quant aux responsabilités et limites de compétences. Par ailleurs, la Nifédipine a été supprimée des options de traitement, car cette substance n’est plus disponible sur le marché helvétique.

– Administration dans les cas de prééclampsie sévères

Le Labétalol peut être administré per os uniquement et en parallèle du Sulfate de Magnésium. Ceci dans des situations d’hypertension sévère associée à des critères de gravités tels que symptômes neurologiques. L’objectif étant de prévenir la survenue d’une crise éclamptique synonyme de complications autant pour la mère que pour l’enfant.

– Administration dans les cas d’éclampsie

Dans les situations d’éclampsie, le Sulfate de Magnésium reste le traitement de choix selon les recommandations internationales. Dans cette situation, le Labétalol ne peut être administré qu’en présence d’une médicalisation et ne doit en aucun cas retarder le transport en urgence vers une maternité. De surcroît, cela ne peut se faire qu’à l’aide d’une pompe seringue afin d’assurer la sécurité des soins.

– Algorithme hémorragie post-partum primaire

Dans la version précédente des algorithmes de la CORFA, cet algorithme se nommait hémorragie obstétricale. En raison de mises à jour des recommandations de prise en charge et de confusion induite par la prise en charge de différentes problématiques, cet algorithme a été remanié, simplifié et clarifié :

Simplifié dans le sens où la prise en charge des hémorragies antépartum et post-partum secondaires est renvoyée sur l’algorithme état de choc non traumatique adulte. En effet, pour les hémorragies antépartum, il était recommandé de viser une cible tensionnelle de 100 mmHg. Or, dans les dernières recommandations, celle-ci a été abaissée à 90 mmHg, car la vie de la mère prime sur la vie de l’enfant. Il n’y avait donc plus de sens à ce qu’il y ait une branche de l’algorithme spécifique à la prise en charge de ce type d’hémorragies. En ce qui concerne les hémorragies post-partum secondaires, les causes les plus fréquentes sont soit une rétention de matériel placentaire, soit ont une origine septique. Parfois ces causes sont combinées. Dans tous les cas, il s’agit d’hémorragies non maitrisables en préhospitalier et la stratégie de prise en charge ne diffère pas de la gestion des états de chocs non traumatiques. Il n’était donc plus nécessaire d’avoir une branche spécifique dans cet algorithme.

Clarifiée dans le sens où d’une part il y avait une confusion récurrente entre les volumes trigger de pertes sanguines extériorisée pour les hémorragies antépartum et postpartum primaire. L’algorithme n’abordant plus que les spécificités de la prise en charge de l’hémorragie post-partum primaire, le volume trigger de pertes sanguines est fixé à 500 ml suivant les recommandations. D’autre part, l’algorithme précédent mettait un poids important sur la prise en charge de l’atonie utérine qui est la cause principale des hémorragies post-partum primaires. Cependant, d’autres causes moins fréquentes étaient peu considérées. Dans cet algorithme, ces causes sont considérées de manière plus claire. De surcroît, l’acide tranexamique devrait être administré dans cette situation. La mention « considérer l’administration » a donc été supprimée.